Quand le delivery coince, le réflexe est de recruter un DevOps senior. C'est légitime, mais c'est rarement le calcul complet. Voici les deux options, posées côte à côte.
Le coût réel d'un recrutement
- Le délai : 3 à 6 mois pour trouver un bon profil, pendant lesquels le problème ne ralentit pas.
- Le salaire chargé : un senior DevOps coûte bien plus que son salaire net, charges et outillage compris.
- Le périmètre : une personne ne couvre ni le DevOps, ni le FinOps, ni le SRE, ni l'astreinte.
- Le point unique : toute la connaissance sur une tête — ses congés et son départ deviennent un risque.
Ce que l'externalisation change
Une équipe externe apporte plusieurs expertises immédiatement disponibles, sans phase de recrutement, et sans créer de point de défaillance unique. L'enjeu n'est pas de remplacer votre équipe mais de la renforcer — typiquement sur le N3, là où elle est débordée.
Quand chaque option a du sens
Le recrutement interne se justifie quand le besoin est permanent, central au produit, et que vous avez le temps. L'externalisation gagne quand il faut aller vite, couvrir un périmètre large, ou décharger une équipe plateforme déjà sous l'eau. Beaucoup de scale-ups combinent : un lead interne, une équipe externe en renfort.
La bonne question
« De qui ai-je besoin ? » est la mauvaise question. La bonne est « quel résultat je veux, et à quelle échéance ? ». Si la réponse est « des déploiements fiables le mois prochain », le recrutement n'est pas le bon outil.
À retenir
- Un recrutement DevOps, c'est 3-6 mois, un coût chargé, et un seul périmètre couvert.
- Une équipe externe apporte plusieurs expertises tout de suite, sans point unique.
- Souvent le bon mix : un lead interne renforcé par une équipe externe sur le N3.